Le stress – Bon ou mauvais ?

Vous êtes-vous déjà rendu compte du nombre surprenant de fois où vous parler de stress ou y penser, sous une forme ou une autre, durant une journée ou même une semaine, bref dans votre vie de tous les jours?

Je fais le pari que non. Et je fais également le pari que ça ne vous viendrait jamais à l’esprit de vous mettre à compter le nombre de ses incursions involontaires dans votre quotidien. Ben non, pourquoi faire ? Vous rajouter du stress supplémentaire en vous rendant compte à quel point vous vous considérez stressé ?

La vérité, c’est que la notion de stress et son petit nom sont devenus des compagnons de route du quotidien, en tout cas pour la très grande majorité d’entre nous.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

      • En Suisse, 1 personne sur 4 dit se sentir souvent ou presque toujours stressée.

      • En Suisse, 33% des jeunes de 9 à 15 ans et 46% des jeunes de 15 à 21 ans sont affectés par le stress. Les jeunes filles sont particulièrement touchées.

      • 17% de la population helvétique affirme avoir déjà souffert de burn-out.

      • 1 helvètes sur 5 souffre de dépression.

      • Les femmes, les jeunes, et les professionnels de la santé sont particulièrement touchés par le stress et donc le risque de burn-out ou de dépression.

      • 30,3% des personnes actives en Suisse se sentent épuisées émotionnellement.

Je pourrais disserter des heures sur ce qui cause cet état de stress en nous, sur ses conséquences sur notre physiologie, notre état émotionnel et psychologique. J’aurai également beaucoup à dire sur comment la société cherche à nous garder dans cet état de stress permanent pour que nous n’ayons plus la capacité de réfléchir clairement et nous rebeller. Mais je préfère vous amener quelques pistes de réflexion qui vous permettront, je l’espère, d’y voir plus clair sur ce qui se passe en vous à certains moments et vous ouvrir une perspective différente.

Parce qu’en tant que thérapeute, j’entends mes consultants parler de stress sous toutes les formes possibles et imaginables. Les gros, les petits, les isolés, les chroniques mais toujours comme s’il était un ennemi qui n’a qu’un seul et unique but : nous gâcher la vie.

Or, la vérité c’est que le stress est en fait un sentiment, un réactif dont l’objectif est de nous aider. Eh oui, aussi surprenant que cela puisse paraître. Son rôle original est de nous permettre de faire face à n’importe quelle situation déstabilisante. En aiguisant nos sens afin que nous puissions analyser chaque aspect de la situation sans rien omettre- En faisant émerger en nous la combativité, la concentration, la détermination nécessaire. Bref, pour nous donner ce qu’il faut pour dépasser cette situation déstabilisante et, par là-même, repousser les limites de notre zone de confort.

Faire face pour reprendre la maîtrise, voilà sa vocation originale. On est bien loin de l’ennemi juré qu’on s’est toujours imaginé n’est-ce pas ?

Alors je vous le dis : ce que l’on ressent lorsque l’on passe un entretien d’embauche, un examen ou le permis de conduire, ça n’est pas là pour vous faire échouer mais pour vous permettre de vous dépasser. Ce que l’on ressent quand on doit présenter un projet devant les collègues, demander une augmentation ou essayer la plongée pour la première fois, ça n’est pas là pour vous faire échouer mais pour vous permettre de vous dépasser. Pour vous permettre d’élargir votre zone de confort, pour faire de l’inconnu du connu. Preuve en est que la seconde fois que vous revivrez la même situation, vous ressentirez bien moins de stress. Encore moins la troisième fois, presque plus les fois suivantes.

Et quand vous échouer, ça n’est en aucun cas la faute du stress, mais c’est à cause du fait que vous interprétez ce stress comme quelque chose de malsain et de malveillant à votre égard, quelque chose sorti de nulle part sur lequel vous n’avez aucune maîtrise. Ce qui vous fait échouer, c’est une idée préconçue devenue l’ennemi à craindre.

Là où le bât blesse véritablement, c’est quand le stress s’installe de façon permanente en nous. A cause des sollicitations et des attentes de l’extérieur toujours plus nombreuses. Du fait d’un rythme de vie professionnel et personnel qui ne nous permet plus de sortir réellement de cet état d’adaptation. Par une connexion constante à ce qui se passe autour de nous, même et surtout dans les moments qui devraient être dédiés à la détente et à la récupération.

On finit alors par être de façon permanente dans un état de sur-adaptation, d’hypervigilance et peu à peu de fatigue psychologique intense chronique.

Alors comment sortir de cet état de sur-adaptation ? En commençant par faire des moments de pause de vrais moments de récupération et de retour à soi, en apprenant à dire « stop » quand tout devient trop même si cela nous met mal à l’aise, en cessant de vouloir tout faire bien et vite, en arrêtant de croire que c’est normal et que l’on n’y peut rien.

L’hypnose ne peut pas changer ce que vous vivez malgré vous, mais elle vous donne l’opportunité de vous octroyer ces temps de récupération et de retour à vous-même. Elle peut vous apprendre à dire « stop » et « non » sans vous en sentir coupable. Elle peut vous apprendre à ralentir pour mieux ressentir ce qui est bénéfique ou non. Elle peut vous faire changer de perspective sur ce qui est normal pour les autres et ce qui l’est pour vous.

Alors si vous avez envie de retrouver plus de sérénité et de redonner au stress sa juste place, n’hésitez plus, prenez rendez-vous pour vous retrouver.

Pour en savoir plus

Stress.eu.com : Une information claire pour tout savoir sur le stress

Etude sur le stress: un tiers des enfants sont stressés | Pro Juventute

stressnetwork.ch